Valery Ngoy Ndala : Père du Panafricanisme Scientifique

Valery Ngoy Ndala : Père du Panafricanisme Scientifique

Tout savoir sur le Panafricanisme Scientifique

Valery Ngoy Ndala

Notions

La paternité du concept de “Panafricanisme Scientifique” revient à Valery Ngoy Ndala, qui l’a introduit dans la littérature scientifique. En effet, c’est dans son article intitulé “Panafricanisme Scientifique et Décolonisation du Savoir dans l’Espace CAMES : Enjeux et Perspectives pour les Éditeurs et Revues Scientifiques” que le concept de Panafricanisme scientifique apparaît pour la première fois. Mais de quoi s’agit-il réellement ? Quels sont ses principes et valeurs sous-jacents ? Comment peut-il être mis en œuvre et quelles sont ses implications pratiques ?

Panafricanisme scientifique : Approches définitionnelles et théorique

Le panafricanisme est une idéologie humaniste qui vise à libérer l’Afrique de la domination impériale et à mettre fin à la fragmentation de ses nations (Adjako Kouassi, 2021). Dans cette perspective, l’unité africaine est considérée comme essentielle pour le développement durable et la paix. De plus, l’idée selon laquelle les ressources du continent ne devraient plus être exploitées au profit d’autres nations occupe une place centrale dans ce paradigme panafricain. Ainsi, il est possible de constater que le panafricanisme demeure un chantier d’avenir pour l’Afrique, brisant les frontières géographiques et mentales pour promouvoir la liberté et l’unité (Amzat Boukari-Yabara, 2015 ; Adjako Kouassi, 2021 ; Theophilus Adegbite Adetoye, 2021).

En parlant du Panafricanisme scientifique, nous le définissons comme une approche qui vise à promouvoir et à valoriser les connaissances scientifiques africaines, ainsi qu’à rétablir une vision équilibrée de l’histoire, de la culture et de la contribution des Africains à la science et à la civilisation mondiale. Contrairement au panafricanisme politique ou culturel, qui se concentre sur l’unité politique et culturelle des peuples africains (Du Bois, W. E. B., 1903 ; Senghor, L. S., Césaire, A., & Damas, L., 1948 ; Fanon, F., 1952 ; Malcolm X, & Haley, A., 1965 ; Rodney, W., 1972), le panafricanisme scientifique se concentre spécifiquement sur le domaine de la connaissance et de la recherche scientifique.

Ainsi, selon nous, l’objectif principal du panafricanisme scientifique est de décoloniser le savoir en remettant en question les paradigmes scientifiques occidentaux dominants, qui ont souvent marginalisé ou déformé les contributions africaines à la science. Il vise également à promouvoir une approche scientifique intégrant les perspectives et les connaissances africaines traditionnelles, ainsi que les avancées scientifiques contemporaines, pour répondre aux besoins et aux défis spécifiques des africains. En outre, le panafricanisme scientifique cherche à encourager la collaboration et l’autonomie scientifiques entre les pays africains, ainsi qu’à renforcer les liens avec la diaspora africaine et les chercheurs du monde entier intéressés par les questions scientifiques africaines.

De ce qui précède, nous notons le caractère multidimensionnel du panafricanisme scientifique, englobant à la fois une critique des paradigmes scientifiques dominants, une réappropriation des connaissances africaines et une vision prospective pour le développement scientifique et technologique de l’Afrique.

Face à la définition claire et précise de ce nouveau concept qu’est le « Panafricanisme scientifique », que nous avons introduit dans la littérature universelle en tant que pionnier de cette approche, il nous incombe désormais d’articuler avec clarté les principes, les valeurs ainsi que les implications pratiques de cette vision novatrice. Il revient désormais à nous d’orienter les scientifiques africains ainsi que les institutions gouvernementales et organisations panafricaines œuvrant dans le domaine scientifique, notamment le CAMES (Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur), la Conférence des Recteurs des Universités Francophones d’Afrique et de l’Océan Indien, l’Académie Africaine des Sciences (AAS), l’Union Africaine – Commission en charge de la recherche scientifique, etc., dans la compréhension explicite de ce paradigme novateur.

 

Principes et valeurs sous-jacents

Dans l’exposition des principes et des valeurs sous-jacents au panafricanisme scientifique, une approche élitiste pourrait mettre en avant la complexité philosophique et épistémologique qui sous-tend cette vision.

Dans une perspective de mettre les jalons, voici une exploration approfondie de ces principes et valeurs :

  Valorisation de la diversité épistémique : Au cœur du panafricanisme scientifique réside une reconnaissance profonde de la diversité épistémique, c’est-à-dire la multiplicité des façons de connaître et de comprendre le monde. Ce principe transcende les frontières disciplinaires et culturelles, embrassant une pluralité de perspectives, de traditions et de modes de savoir. En valorisant cette diversité, le panafricanisme scientifique cherche à enrichir le paysage intellectuel global en intégrant des voix longtemps marginalisées et en favorisant un dialogue interculturel fécond.

  Réconciliation des savoirs traditionnels et scientifiques : Une caractéristique distinctive du panafricanisme scientifique est son engagement envers la réconciliation des savoirs traditionnels africains et des paradigmes scientifiques contemporains. Cette entreprise exige une réévaluation critique des conceptions binaires et hiérarchiques qui ont historiquement opposé le savoir « moderne » occidental au savoir « traditionnel » africain. En reconnaissant la valeur intrinsèque des connaissances ancestrales africaines, le panafricanisme scientifique aspire à une synthèse harmonieuse qui intègre la sagesse héritée avec les avancées scientifiques les plus récentes.

  Engagement envers l’autonomie et l’émancipation intellectuelle : Fondamental pour le panafricanisme scientifique est son appel à l’autonomie et à l’émancipation intellectuelle des Africains dans le domaine scientifique. Cet engagement transcende la simple quête de reconnaissance et s’étend à la promotion d’un environnement intellectuel et institutionnel qui permet aux chercheurs et aux praticiens africains de prospérer sans entraves. Cela implique de remettre en question les structures de pouvoir qui ont historiquement limité l’accès des Africains aux ressources, aux opportunités et à la reconnaissance dans le domaine scientifique, et de favoriser des formes d’organisation et de collaboration qui favorisent l’autonomie et l’auto-détermination.

  Interconnexion des luttes pour la justice sociale et épistémique : Enfin, le panafricanisme scientifique est profondément ancré dans une vision holistique de la justice sociale et épistémique. Reconnaissant que les inégalités et les injustices dans le domaine scientifique sont étroitement liées à celles qui existent dans la société plus large, le panafricanisme scientifique s’engage à lutter contre toutes les formes d’oppression et de marginalisation. Cela nécessite une solidarité transnationale et une coalition avec d’autres mouvements pour la justice sociale et environnementale, dans le but ultime de créer un monde plus équitable et durable pour tous.

Ces principes et valeurs souligne la profondeur philosophique et la portée transformative du panafricanisme scientifique, en tant que mouvement intellectuel qui transcende les frontières disciplinaires et culturelles.

 

 

Mise en œuvre et implications pratiques du panafricanisme

L’exploration des aspects pratiques de la mise en œuvre et des implications du panafricanisme scientifique pourrait s’articuler autour de plusieurs axes clés, mettant en lumière la complexité et la sophistication des initiatives nécessaires pour concrétiser cette vision ambitieuse :

  Élaboration de politiques scientifiques panafricaines : La mise en œuvre pratique du panafricanisme scientifique exige la reformulation et/ou l’adoption de nouvelles politiques scientifiques panafricaines cohérentes et bien articulées. Ces politiques doivent viser à renforcer les capacités scientifiques et technologiques des nations africaines, à promouvoir la collaboration interdisciplinaire et interinstitutionnelle, et à encourager l’intégration des connaissances traditionnelles dans les programmes de recherche et d’innovation. Une attention particulière doit être accordée à la création de cadres réglementaires et institutionnels favorables qui soutiennent le développement scientifique durable et éthique sur le continent.

  Renforcement des infrastructures scientifiques et technologiques : Pour concrétiser les objectifs du panafricanisme scientifique, des investissements significatifs dans les infrastructures scientifiques et technologiques sont nécessaires. Cela inclut le développement et la modernisation des laboratoires de recherche, des centres technologiques et des institutions académiques à travers le continent. Il est également crucial d’investir dans les technologies de l’information et de la communication (TIC) pour faciliter la collaboration scientifique à distance et l’accès aux ressources et aux données scientifiques mondiales.

  Promotion de l’éducation scientifique inclusive : Une dimension essentielle de la mise en œuvre du panafricanisme scientifique est la promotion de l’éducation scientifique inclusive à tous les niveaux, de l’école primaire à l’université. Cela implique de réformer les programmes éducatifs pour intégrer les perspectives africaines dans l’enseignement, de soutenir le développement professionnel des enseignants et des chercheurs, et de fournir des ressources pédagogiques adaptées aux réalités africaines. En outre, il est crucial d’encourager la participation des femmes et des minorités sous-représentées dans les domaines scientifiques et technologiques.

  Facilitation de la collaboration scientifique transnationale : Une autre dimension importante de la mise en œuvre du panafricanisme scientifique est la facilitation de la collaboration scientifique transnationale entre les pays africains et avec la diaspora africaine à travers le monde. Cela peut se faire par le biais de programmes de recherche conjoints, d’échanges universitaires et de partenariats stratégiques avec des institutions de recherche internationales. Une telle collaboration favorise le partage des connaissances, des ressources et des meilleures pratiques, et contribue à renforcer les capacités scientifiques et technologiques de l’Afrique dans son ensemble.

De ce qui précède, notons que la mise en œuvre du panafricanisme scientifique exige un engagement concerté et coordonné à travers une gamme diversifiée d’initiatives politiques, institutionnelles, éducatives et collaboratives. Cela nécessite une vision stratégique à long terme, un leadership fort et un investissement soutenu de la part des gouvernements, des institutions académiques, des organisations internationales et du secteur privé.

 

 

Historique du panafricanisme et son évolution vers le domaine scientifique

L’histoire du panafricanisme remonte au début du 20e siècle et est étroitement liée aux luttes pour l’indépendance et la décolonisation en Afrique. (Boukari-Yabara, A., 2015 ; Adetoye, T., 2021).

Début du mouvement panafricain

Le mouvement panafricain a été largement catalysé par des intellectuels, des militants et des leaders africains et afro-descendants confrontés à l’oppression coloniale et au racisme. Une date charnière est la Conférence panafricaine de 1900, organisée à Londres par Henry Sylvester Williams, un avocat trinidadien, qui a rassemblé des militants africains et des Afro-descendants pour discuter des questions affectant les Africains et les Afro-descendants dans le monde entier. (Boukari-Yabara, A., 2017 ; Adi, H., 2018).

 

L’émergence de figures influentes

Au fil des décennies, des figures emblématiques telles que Marcus Garvey, W.E.B. Du Bois, Kwame Nkrumah et Frantz Fanon ont émergé pour donner une voix au mouvement panafricain. Garvey, par exemple, a fondé l’Association universelle pour l’amélioration de la condition noire (UNIA) et a prêché un message d’unité noire mondiale. Du Bois a contribué à l’organisation de plusieurs conférences panafricaines, appelant à l’émancipation des Africains. (Boukari-Yabara, A., 2017 ; Adi, H., 2018).

 

Luttes pour l’indépendance

Pendant les luttes pour l’indépendance en Afrique, le mouvement panafricain a joué un rôle crucial en encourageant la solidarité entre les nations africaines et en mobilisant un soutien international pour les mouvements de libération. Des figures politiques comme Nkrumah, le premier président du Ghana, ont travaillé à concrétiser les idéaux panafricains en aidant à la création de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) en 1963. En juillet 2002, l’OUA a été remplacée par l’Union africaine (UA), qui a consolidé les acquis de l’organisation pionnière et continue de promouvoir l’unité, la coopération et le développement sur le continent1. Depuis lors, l’UA a poursuivi cet objectif en travaillant pour l’intégration africaine, la paix, la sécurité et le bien-être de ses citoyens. (Bertrand, J., 2010 ; Goerg, O., Martineau, J.-L., & Nativel, D. 2013).  L’UA est souvent critiquée pour son apparente soumission à l’oligarchie occidentale en raison de sa forte dépendance aux financements extérieurs, notamment des pays occidentaux et d’autres partenaires internationaux. Cette dépendance financière suscite des inquiétudes quant à l’indépendance des décisions et des politiques de l’UA, car les donateurs peuvent conditionner leur soutien à leurs propres intérêts géopolitiques et économiques en Afrique. Certains estiment que cette influence extérieure compromet la capacité de l’UA à prendre des décisions indépendantes, notamment en ce qui concerne les conflits, le développement et les droits de l’homme sur le continent africain. En dépit de ses ressources financières et de ses structures institutionnelles, l’UA n’a pas toujours réussi à résoudre efficacement ces problèmes, ce qui remet en question sa capacité à mettre en œuvre des solutions concrètes. (Jean-Pierre Barthélemy Mpouando, J-P., 2018 ; Mbida, R. 2022).

 

Évolution du panafricanisme vers le domaine scientifique

L’évolution du panafricanisme vers le domaine scientifique représente un aspect fascinant de l’histoire intellectuelle africaine, mettant en lumière des figures telles que Cheikh Anta Diop, qui ont apporté une nouvelle perspective aux découvertes scientifiques. En mettant en avant l’importance de la culture et de la connaissance traditionnelle africaine, il a encouragé les chercheurs africains à s’engager dans une exploration plus profonde de leur propre passé et de leur propre identité. Son travail a ouvert de nouvelles voies pour la recherche scientifique en Afrique, en mettant l’accent sur la nécessité d’une approche contextuelle et holistique de la science qui tienne compte des réalités africaines. Cette évolution vers une perspective scientifique ancrée dans le panafricanisme a contribué à renforcer l’estime de soi et la confiance des Africains dans leur capacité à contribuer de manière significative au progrès scientifique mondial. C’est cette vision ayant conduit des chercheurs, comme Nioussere Kalala Omotunde à mettre en lumière les contributions africaines souvent négligées dans l’histoire universelle. Nioussere Kalala Omotunde (2000 ; 2004 ; 2008 ; 2014 ; 2015).

Plus récemment, des personnalités telles que la microbiologiste sénégalaise Souleymane Mboup, pionnière dans la lutte contre les maladies infectieuses en Afrique, ou le physicien nigérian Neil Turok, qui a fondé l’Institut Africain des Sciences Mathématiques, ont continué à inspirer et à promouvoir l’excellence scientifique en Afrique.

Aujourd’hui, Valery Ngoy Ndala, reconnu comme le Père du Panafricanisme Scientifique, a pris l’initiative de sensibiliser et d’accompagner les scientifiques africains à travers le label panafricain Afrindala Group, autrement appélé « la Fondation Valery Ngoy Ndala ». Ce mouvement novateur mérite une attention particulière de la part de tous les acteurs africains et mondiaux impliqués dans l’industrie du savoir. L’un de ses objectifs principaux est de décoloniser cette industrie en faveur de l’émancipation de l’africain et de l’Afrique. Dans les sections suivantes, nous allons brièvement mettre en lumière les grands défis liés à cette problématique « panafricanisme scientifique » et proposer les perspectives nécessaires.

 

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